Digital et médiéval au séminaire des doctorants du Cenel à Paris 13

« Nouveaux paradigmes théoriques en littérature et linguistique »


Arrivée des participants au séminaire ?


♦ Présentation

Cette séance a pour but de présenter un échantillon des propositions théoriques contemporaines qui sont faites dans les domaines de recherche du Cenel et qui concernent directement les travaux des doctorants.
– Présentation et discussion de quelques approches théoriques (questions génériques en littérature, digital humanities en lettres modernes et classiques)

– Invités :

+ Aurélien Berra (Paris 10 et EHESS) : textes antiques & digital humanities

+ Patrick Moran (Paris 4) : littérature médiévale et genres : utilisation du concept de cycle

♦ Déroulement

L’organisateur est un peu dépité…

La séance a été bousculée et fortement réduite par un incendie qui eu des conséquences impressionnantes : plusieurs camions de pompiers (de Paris) et une vingtaine de « soldats du feu » mobilisés, évacuation totale du campus Droit-Lettres. Nous nous sommes réfugiés chez nos amis scientifiques de l’Institut Galilée, en attendant que le campus redevienne accessible. Grâce à la pugnacité et au sens de l’organisation de Vincent Ferré, et grâce aussi au flegme amusé et à la disponibilité de nos invités, nous avons « sauvé » 1h15 de séminaire dans une salle très aimablement prêtée par la BU. Ce compte rendu est aussi une prolongation de la séance, qui n’a pu accueillir les discussions : toutes les questions sont les bienvenues en commentaire, et nos invités y répondront numériquement.

Intervention d’Aurélien BERRA : « Textes anciens et humanités numériques »

* Mots clés : humanités numériques, digital classics, édition numérique, édition critique, visualisation, distant reading, Google, thésaurus, Text Encoding Initiative.* Références : lectures et liensPhilologie à venir, carnet accompagnant un séminaire de l’EHESS et le projet d’édition « Athénée numérique », depuis 2010, http://philologia.hypotheses.org. Voir en particulier la bibliographie (http://philologia.hypotheses.org/references) et le corpus d’éditions en ligne (http://philologia.hypotheses.org/corpus).

Aurélien Berra maîtrise la situation

Gregory Crane, « Classics and the computer : an end of the history », dans Susan Schreibman, Raymond Siemens et John Unsworth (éd.), A Companion to Digital Humanities, Oxford, Blackwell, 2004, p. 46-55, http://www.digitalhumanities.org/companion. Willard McCarty, Humanities Computing, Basingstoke, Palgrave Macmillan, 2005.Gregory Crane, David Bamman et Alison Babeu, « ePhilology : When the Books Talk to their Readers », dans Raymond Siemens et Susan Schreibman (éd.), A Companion to Digital Literary Studies, Oxford, Blackwell, 2007, p. 29-64, http://www.digitalhumanities.org/companionDLS. Melissa Terras et Gregory Crane (éd.), Changing the Center of Gravity. Transforming Classical Studies Through Cyberinfrastructure, Piscataway, Gorgias Press, 2010, cf. http://www.digitalhumanities.org/dhq/vol/3/1.Gabriel Bodard et Simon Mahony (éd.), Digital Research in the Study of Classical Antiquity, Burlington, Ashgate, 2010.Ron Van den Branden, Melissa Terras et Edward Vanhoutte, TEI by Example, 2010, http://www.teibyexample.org.Alison Babeu, « Rome Wasn’t Digitized in a Day » : Building a Cyberinfrastructure for Digital Classicists, Council on Library and Information Resources, Washington, 2011, http://www.clir.org/pubs/abstract/pub150abst.html.
♦ Intervention de Patrick MORAN : « Lectures cycliques : le réseau inter-romanesque dans les cycles du Graal du XIIIe siècle »

Patrick Moran est parfaitement concentré

Les cycles arthuriens en prose du XIIIe siècle (principalement la trilogie dite de Robert de Boron et le Cycle Vulgate ou Lancelot-Graal) sont des ensembles au statut singulier. Définis à la fois par l’autonomie et l’interconnexion des romans qui les constituent, ils se distinguent des romans en vers individualisés qui les précèdent et des proses amples mais plus homogènes qui les suivent. À leurs caractéristiques formelles s’ajoute le projet de construire des univers de fiction cohérents, susceptibles d’instaurer un canon arthurien définitif. La brièveté de la période de production (1200-1240 environ) est contrecarrée par le succès durable que ces textes connaissent pendant tout le Moyen Âge ; la cyclicité est une forme romanesque expérimentale qui crée un rapport neuf à la matière de Bretagne et génère surtout des modes de lecture nouveaux. Caractérisés par des tendances aussi bien centrifuges que centripètes, les romans cycliques génèrent un réseau que le lecteur peut explorer à sa guise, de manière partielle ou complète, ordonnée ou désordonnée ; mettant en relation des romans aux visées parfois disparates mais assumant leur interconnexion, le cycle offre au lecteur un parcours sans cesse renouvelé, où les grands effets de cohérence l’emportent sur les contradictions de détail. C’est ce réseau inter-romanesque qui est l’objet privilégié de la présente étude : les romans cycliques, loin de développer leur sens en autarcie, vivent de la mise en lien de leurs récits et construisent ensemble, par le biais de la lecture organisatrice, des mondes narratifs multipolaires.

Bibliographie proposée par P. Moran

Diaporama de l’intervention : « Théories nouvelles pour textes anciens »

Crédits : photos de M.-A. Paveau, avec l’aimable autorisation des participants

N.N. : ce post a été initialement publié sur La pensée du discours

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s